Association pour le Rayonnement de Port Royal des Champs

Association pour le Rayonnement de Port Royal des Champs

Septembre 2017
L Ma Me J V S D
28 29 30 31 1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 1

Port Royal

Accès et Plan
Visite

Une Image

dsc_4241

Connectez vous

L'ensemble Prometheus

Le dimanche 23 mai prochain, nous aurons le plaisir de recevoir L'ensemble Prometheus qui nous interprétera l'intégrale des concertos Brandebourgeois (le concert a lieu à la grange à blé et commence à 15h)

Première partie : 15h

concertos N°2, 6, 7

Seconde partie : 17h

concertos N°3, 4, 1

L'ensemble Prometheus 21

L'Ensemble Prometheus 21 a été fondé en 2007 par le producteur de concerts Frédéric Wolf.

La direction musicale de cet ensemble a été confiée au violoniste Jean-Marc Phillips-Varjabédian ainsi qu'au violoncelliste Raphaël Pidoux, tous deux membres -avec Vincent Coq-  du trio Wanderer

Ensemble de Cordes à géométrie variable (depuis le quintette jusqu'à l'orchestre de chambre), l'Ensemble Prometheus 21 explore le répertoire de la musique classique, romantique et contemporaine, mais également de la musique baroque que les musiciens interprètent sur instruments anciens.

Parmi les membres de l'ensemble, on peut citer des musiciens tels que Christophe Gaugué, alto-solo de l'Orchestre Philharmonique de Radio-France.

Quelques particularités pour cet ensemble : L'Ensemble se produit sans chef, les musiciens ayant une responsabilité collégiale dans les répétitions. Un certain nombre des 21 membres de Prometheus 21 ont une formation de musique baroque et s'investissent plus particulièrement dans les projets du répertoire baroque.

L'Ensemble est une structure à financement entièrement privé.

Pour mieux connaître cet ensemble, visitez leur site web. Vous pourrez  y écouter quelques extraits musicaux.

 

Les concertos Brandebourgois

Chacun a entendu au moins une fois tout ou partie de ces concertos.

Ces concertos, ainsi nommés en référence au margrave de Brandebourg, le puissant dédicataire de ces oeuvres, auraient été écrits entre 1718 et 1720. 

Ils sont d'une grande diversité et font probablement la synthèse de l'art musical d'alors. Les styles se côtoient et s'approchent successivement du style Italien, Français et Allemand.

JEAN-SEBASTIEN BACH

et ses Concertos Brandebourgeois


L'histoire des concertos

 

Alors qu'en 1719 il visitait l'agréable cour de Cothen, située à 30 km de la ville de Halle, le margrave de Brandebourg prince Christian Ludwig sema, sans le savoir lui-même, une graine de laquelle devait croître l'une des plus glorieuses plantes du jardin de l'histoire de la musique. Grâce à cela, il donna à son petit "royaume" la chance d'être reconnu musicalement.

Le prince commanda de la musique au maître de chapelle Bach et oublia immédiatement cette commande. Bach rassembla quelques concertos de cette période et utilisa quelques pièces plus anciennes, datées de sa période à Weimar (1714-1717). Après quelques années, il envoya au prince un ensemble de six concertos avec, bien sûr, une humble dédicace. Le prince ne fit aucun remerciement et ne parla d'aucun paiement. Quoiqu'il en soit, cette très belle série de pièces, six concertos avec plusieurs instruments, que nous connaissons sous l'appelation Concertos Brandebourgeois, ne nous donne pas beaucoup d'indications sur la vie culturelle à la Cour de Brandebourg. Par contre, cela nous donne une éclatante vision de l'atmosphère joyeuse, élégante et musicale qui régnait à la Cour de Cothen.

Le jeune prince Leopold de Cothen, mélomane et musicien amateur, avait à sa Cour un ensemble de 18 musiciens. En 1717, il engagea Jean Sébastien Bach comme maître de chapelle. Bach devait être hautement estimé si l'on en juge par son salaire deux fois supérieur à celui d'un directeur musical habituel. A la Cour une seule autre personne touchait plus. Le prince lui-même jouait du violon, de la viole de gambe et du clavecin. La musique écrite pour l'orchestre de Cothen révèle les liens d'amitié existants entre le prince et ses musiciens.

Les activités musicales ne se pratiquaient qu'à la Cour. Ainsi l'orchestre était en fait une sorte d'équipement stéréo de l'ère pré-électrique. Toutes les autres personnes présentes à la Cour faisaient également de la musique chaque fois que c'était demandé. Pour le maître de chapelle d'une Cour réformée, il n'y avait pas d'obligations concernant la musique d'église, ainsi le cantor Bach, le cinquième évangéliste, eut la bonne opportunité de plus composer que de simples plaisirs musicaux. Comme un cadeau des années passées à Cothen, nous pouvons maintenant apprécier quelques unes des plus exquises et des plus importantes compositions de notre culture : Inventions, Suites françaises, Préludes et Fugues (le Clavier bien tempéré), Sonates et Partitas pour violon seul, Suites pour violoncelle solo, Sonates pour flûte et pour violon avec clavecin et continuo, Sonates pour viole de gambe et clavecin, Suites pour orchestre, Concertos pour violon et Concertos Brandebourgeois.

D'après son titre original "Six Concertos pour instruments variés" cet ensemble de pièces est un véritable chef d'oeuvre d'une grande agilité dans la composition et l'instrumentation. La variété des groupes instrumentaux, solistes et ensembles, donne libre cours à un bouquet florissant de thèmes et de dialogues. Bach utilisa dans le premier Concerto des éléments d'une pièce composée plus tôt, avant 1717. Il clarifia les rôles des solistes et des groupes, ajouta quelques mouvements de danse à la fin. L'instrumentation est colorée, l'atmosphère harmonieuse - une partie démontrant le côté festif des activités de la Cour. Si les cors de chasse nous rappellent les plaisirs de plein air, le duo amoureux du hautbois et du violon évoque la vie sentimentale de la cour. Le troisième mouvement avec son passage de virtuosité pour le violon, le menuet, la polka, et les trios nous conduit à la fête avec les paysans et la noblesse rurale.

 

Les Concertos

 

Le premier Concerto semble avoir été le favori de Bach. Il l'utilisa plusieurs fois dans ses cantates non seulement comme pièce instrumentale mais également arrangé sous forme de musique vocale.

Une conversation entre quatre types d'instruments très différents donne au second Concerto un caractère spécial qui lui est propre. L'orchestre reste à l'arrière-plan et renforce seulement les ombres des changements enjoués des instruments solos. Le second mouvement est une pièce de maître typique de Bach : comment construire une pièce d'art par un subtil maniement du matériau aussi restreint que possible.

Le troisième Concerto est probablement l'un des "hits" les plus populaires de la musique classique. C'est un puzzle ou un jeu pour 3 groupes de 3 musiciens. Il y a également des passages solos pour chacun, mais la composition des 2 mouvements se développe sous différents aspects à partir de cette "trinité". La basse continue (clavecin et violon) donne une solide base à cette discussion colorée entre les 3 violons, les 3 altos et les 3 violoncelles.

Il existe 2 versions du quatrième Concerto de Bach. Dans la seconde version, la plus tardive, le clavecin a pris le rôle héroïque du solo de violon. Bach utilisa plusieurs de ses premiers concertos pour violon ou pour des bois comme matériel pour des concertos pour clavecin destinés à être donnés en concert par son Collegium Musicum à Leipzig dans les années 1730. La joie de faire de la musique à la Cour de Cothen fut ainsi transportée dans l'atmosphère tranquille du Coffee house Zimmermann's.

Nous sommes capables d'avoir une idée précise des musiciens de l'orchestre de Cothen en regardant leurs bulletins de paie. Bach lui-même jouait du violon et de l'alto, les autres violonistes étaient messieurs Speiss et Markus. Il y avait aussi monsieur Linighe le violoncelliste et le fameux maître de viole de gambe, C.E Abel. Mais lorsque le cinquième Concerto fut achevé, Bach lui-même s'installa au clavecin. Cette pièce, la plus moderne des six Concertos, est le premier Concerto pour clavier de l'histoire de la musique. Bach donna naissance à une forme musicale dont l'importance se révèla 100 ans plus tard, et qui représente encore une part essentielle de notre culture musicale.

Le sixième Concerto trouve ses racines à Weimar. Bach utilisa une instrumentation particulière avec des cordes dans le grave comme dans certaines cantates de la même période. Dans ce Concerto Bach lui-même était premier alto. Et bien que dans cet ensemble il y eut le fameux virtuose C.F. Abel, les parties de gambe sont comparativement faciles et d'une nature égale. Probablement le compositeur a jugé inopportun de mettre Abel dans une situation délicate où il aurait pu porter ombrage au prince qui jouait la seconde gambe.

© Anssi MATTILA

 


 
 
Joomla 1.5 Templates by Joomlashack