Association pour le Rayonnement de Port Royal des Champs

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Théâtre contemporain : HAPAX

Dimanche 23 Septembre à 17h à la salle Gazier (entrée par les ruines de l'abbaye)

HAPAX*  libre adaptation théâtrale du journal de Witold Gombrowiczhapax_s

Adaptation & Mise en scène : Perrine Mornay
Avec : Olivier Boréel, Serge Cartellier, Jana Klein.
Cie Maisencorepourquoipas / Collectif Impatience

(*) :désigne un mot qu'on ne rencontre qu'une seule fois dans la littérature

 

HAPAX

hapax3Ce spectacle est la libre adaptation d’un fragment du Journal de
Gombrowicz. C’est la reproduction d’une lettre envoyée à des
universitaires américains qui le conviaient à un colloque sur son oeuvre. Ce texte est une invitation, espiègle, à s’échapper des définitions cloisonnées et des théories péremptoires sur l’art et la littérature..

Les trois acteurs du spectacle qui s'emploient à faire entendre ces textes, n'échappent pas à la nécessité d'avoir «à assurer le show». Pour cela, ils n'auront d'autre choix que de surenchérir les uns sur les autres. C'est dans cette course où tout finira par valser (les images, les objets, les corps), que le jeu révèlera toute sa force voluptueuse et immature.

« Ma vérité et ma force est que je brouille sans cesse moi-même mes propres cartes. Je brouille les miennes et celles des autres. Je ne lutte pas contre le mensonge en moi, je me contente simplement de le dévoiler dès qu'il fait son apparition : je mets les pieds dans le plat, je me contrains à d'autres tactiques, je modifie les règles du jeu. » (Witold Gombrowicz Journal, 1962)


«Nous ne sommes en profondeur que de sempiternels blancs becs»(W. Gombrowicz)  pourraient dire les trois acteurs qui portent ce spectacle. Hapax est un spectacle en trois mouvements : Serge, Jana et Olivier.
 


Witold GombrowiczWitold_Gombrowiczl

Witold Gombrowicz est un écrivain né en Pologne en 1904. Décédé en 1969, il est aujourd'hui reconnu comme l'un des plus grands auteurs du XXe siècle et a influencé de nombreux écrivains, tels que Milan Kundera.

Enfant terrible de la littérature Polonaise, il part en Argentine en 1939 et reviendra en Europe en 1963 pour s'installer en France en 1964.

Ses oeuvres, dans les courants postmodernismes, abordent les thèmes et questions existentielles autour du comportement de l'homme face à autrui, de l'immaturité de la jeunesses, des classes de la société dans la culture mais dans un style léger et provocateur. Il s'est débattu avec la tradition polonaise et l'histoire difficile de son pays. Ce combat est souvent le point de départ de ses oeuvres. Elles étaient interdites sous le nazisme et le communisme jusqu'en 1957.

 


Perrine Mornay

"Perrine Mornay qui vient des arts plastiques et a plutôt travaillé la performance, dans HAPAX, met le théâtre au service de cette sensibilité, montrant par la même occasion tout le dérisoire du "théâââtre". Point d'incarnation mais une recherche sur le clown et un "hyper jeu". Déformation de voix et du corps, parodie de figures gombrowiczienne obsédante de la jeune fille sportive et moderne, caricature tendre de l'auteur vieillissant et malade... Serge Cartellier, Jana Klein et Olivier Borréel se glissent dans les formes ludiques d'expression qu'ils ont trouvées, y injectant leurs présences un iota décalées, parce que vivantes. Ça déborde. Ils ne cherchent pas nous faire croire à l'apparition d'un personnage mais jouent la lutte entre la forme et leur propre existence.

Du Journal, Perrine Mornay a choisi avec un esprit de concision assez fou quelques passages brefs qui synthétisent les thèmes de prédilection de cet auteur aux oeuvres aussi bizarres qu'ironiques : l'inachèvement de la jeunesse qu'il nomme l'immaturité, la laideur de la beauté formelle, le ridicule de la poésie écrite dans l'intention de faire de la poésie, le grotesque de la fraternisation avec la nature ou les classes inférieures ou encore avec la jeunesse, la guerre entre le semblant et la vérité, la vérité chez Gombrowicz n'existant pas en soi mais dans le jeu des ambivalences. Toute la complexité de cette pensée est condensée et confrontée aux paradoxes de l'acteur. Au coeur de cette pensée, la critique de la poésie écrite comme de la poésie que Gombrowicz compare à un "produit de synthèse chimique". C'est sans doute cette distance à l'égard de la forme strictement poétique qui lui doit de n'être plus très en vogue, tant elle peut, appliquée au roman ou au théâtre, mettre à mal bon nombre des productions contemporaines."

Mari-Mai Corbel (http://corbelmarimai.wordpress.com/)

 


 
 
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